Développer ses compétences informationnelles et numériques avec le K-lab

Par Sophie Magnanou, Directrice du K-lab, et Jérémy Savey, Documentaliste et Coordinateur des Formations Utilisateurs.

Lieu de partage, de diffusion des savoirs, et acteur clé de la transformation digitale, le K-lab accompagne depuis 2015 la Communauté ESSEC en étant à la fois service « support » mais aussi en développant de nouveaux projets, de nouveaux outils et contenus pour la pédagogie et la recherche. Dans un souci de transmission, le service a toujours porté un intérêt particulier à la formation de ses utilisateurs.
C’est d’autant plus vrai que le K-lab peut s’appuyer sur une équipe d’experts capable de mettre à disposition des compétences et des savoir-faire sur de nombreux sujets. 

A ce titre, l’offre proposée aux utilisateurs n’a cessé de s’enrichir et se densifier ces dernières années tant par les thématiques abordées que les modalités proposées. Au cœur de la réflexion : la pertinence et l’agilité. Il s’agit de rester efficient par rapport aux besoins des différents publics (être en capacité de les prioriser, définir des objectifs pédagogiques en adéquation avec les attentes) et de pouvoir proposer des modalités qui s’adaptent à l’agenda et aux pratiques des utilisateurs. Le format “Atelier” s’est ainsi imposé de lui-même.  Ces derniers se déclinent en présentiel dans les espaces du K-lab ou en distanciel ; la durée quant à elle varie en fonction des thèmes.

Basés sur le concept du “Learning By Doing”, les “ateliers du K-lab” permettent de répondre à des besoins concrets des apprenants dans le cadre de leurs projets ; les séances sont l’occasion pour ces derniers d’expérimenter sur des cas pratiques

L’importance de développer les compétences informationnelles et numériques de nos utilisateurs

Le catalogue d’ateliers proposé aujourd’hui s’appuie sur deux axes : le renforcement des compétences informationnelles et des compétences numériques. L’acquisition de ces “skills” est crucial pour nos apprenants :

  • Pour rester efficient dans un environnement où la technologie est omniprésente. Que ce soit pour l’apprentissage, le travail, la communication ou la vie quotidienne, nos publics doivent être préparés à évoluer dans un monde numérique en constante évolution.
  • Pour améliorer leur capacité à traiter l’information dans un contexte où celle-ci est de plus en plus fragmentée, partagée, commentée, orientée, parfois manipulée et n’a jamais été aussi “facilement” accessible (parole d’étudiants).
    En développant ces compétences, les étudiants peuvent mieux comprendre, analyser et synthétiser les informations, ce qui améliore leur apprentissage et leur capacité à penser de manière critique.
    La malinformation, la désinformation et la mésinformation sont des problèmes majeurs et questionnent notre société et donc nos étudiants –  avec des ateliers ad-hoc – ces derniers sont mieux équipés pour identifier, analyser et critiquer les sources d’information, ce qui les rend moins vulnérables aux discours complotistes et a contrario plus efficaces pour valider, contextualiser une information voire “fact-checker”.
  • Pour se préparer aux exigences de la vie professionnelle. Renforcer les compétences informationnelles et numériques de nos utilisateurs revient à placer l’esprit critique au cœur de notre dispositif de formation. Il s’agit de les amener à évaluer de manière objective, logique et analytique les informations ou les idées en remettant en question les présupposés, en recherchant des preuves et en formulant des jugements raisonnés…autant de savoir-faire recherchés par les employeurs comme le révèlent les différents rapports “Future of work” du World Economic Forum ou encore des cabinets de conseils

“Apprendre à naviguer dans l’océan d’informations actuel est une compétence essentielle pour nos étudiants. Le cours “Compétences Informationnelles” mené avec brio et pédagogie par le K-lab permet aux étudiants du Bachelor ACT, dès leur première année, de définir des stratégies de recherche, développer un esprit critique et maîtriser les outils indispensables.Grâce à ces compétences, ils pourront prendre de meilleures décisions pour s’engager et conduire les transitions écologiques et sociétales dont nos sociétés ont besoin”.
Aymeric Marmorat, Directeur du Bachelor ACT

Une offre riche et très diversifiée 

Concrètement, 25 ateliers sont proposés aux étudiants et participants, organisés autour de 3 axes:

  • maîtriser la recherche d’information
  • mieux communiquer 
  • s’initier au traitement de l’image

Ces ateliers peuvent-être “commandés” directement par notre public cible ou sont déployés en appui d’un cours, d’un événement (voir plus bas).

Parallèlement, le K-lab organise également des ateliers sur des formats plus longs pour les étudiants et participants afin de de les accompagner dans leurs travaux de fin de cursus (thèse professionnelle, mémoire ou projet stratégique) ; activité non négligeable car près de 21 sessions sont planifiées à l’année soit 425 personnes formées. 

Les ateliers du K-lab en chiffres (2023-2024) :

ParcoursNombre d’ateliersParticipants
Formation initiale661213
Executive Education20410

Une offre en constante évolution

L’offre de formation du K-lab s’enrichit constamment en s’appuyant sur une veille métier réalisée par l’ensemble des équipes (documentalistes, bibliothécaires, ingénieurs pédagogiques) mais également grâce à la mise en place de partenariats pédagogiques avec les différentes composantes de l’école (programmes, responsables de cours…). Ce lien avec la pédagogie est un véritable levier et permet de consolider et valoriser l’offre. Ainsi, la planification d’un simple atelier pour un programme peut devenir l’occasion de construire un véritable parcours (Cf. témoignage ci-dessous).

“Les ateliers animés par l’équipe du K-lab sont une clé pour les étudiants primo-entrants. La diversité des thématiques abordées leur permet d’appuyer leurs connaissances et/ou de découvrir des outils qui sont nécessaires pour leur parcours à l’ESSEC.Dans le cadre du séminaire “Comprendre et Changer le Monde” par exemple, les étudiants Pre-Master ont l’opportunité de suivre plusieurs ateliers afin de les aider à aboutir à des livrables plus qualitatifs dans le cadre de ce séminaire.”
Jessica Gobert, Responsable des Expériences Pédagogiques.

Et maintenant ? De nouvelles problématiques à aborder et de nouveaux publics à fidéliser. 

S’intéresser aux compétences informationnelles et numériques implique nécessairement une vigilance sur l’arrivée de nouveaux acteurs, nouvelles parties prenantes qui engendreraient de nouveaux usages et impacteraient notre rapport à l’information. L’émergence et l’ouverture à tous des LLM tels ChatGPT a constitué dans cette logique un fait marquant sur lequel s’est rapidement positionné le service, car légitime quant à l’analyse critique de ces “nouveaux” outils (principes de fonctionnement, bonnes pratiques et limites). Sur ces derniers mois deux ateliers dédiés à l’usage des IA génératives ont vu le jour et rencontrent leur public. 

Parallèlement, face au succès et aux retombées positives concernant notre politique de formation, la question d’ouvrir et de proposer des ateliers profilés pour les membres du staff et le corps enseignant s’est progressivement imposée. Plusieurs initiatives ont été lancées, ces deux chantiers prometteurs sont en cours de réalisation. Gageons que d’ici quelques semaines, cette nouvelle cible partagera le même enthousiasme que nos étudiants et participants de formation continue comme le révèlent les deux témoignages ci-dessous. 

“A l’issue de chaque Webinaire je suis ressortie enrichie d’une connaissance en recherche documentaire ou d’une compétence digitale….bref à chaque fois une leçon d’humilité également devant les ressources consultables !!!”
Carine Guillaumont, participante MGO

“Les divers ateliers proposés par le K-lab ont été très instructifs. En plus d’avoir enrichi mon expérience, ils ont également renforcé mes compétences professionnelles. Je recommande vivement ces ateliers à tous les étudiants et professionnels cherchant à perfectionner leurs compétences dans le domaine de la recherche et de la gestion de l’information.”
Samira Belkacem, participante EEE